Eric Larchevêque lance la première Bitcoin Treasury française
The Bitcoin Society, première société de gestion de trésorerie bitcoin cotée sur Euronext, ambitionne de placer bitcoin au coeur du débat économique et politique.
La France entre dans la course aux trésoreries crypto.
Ce lundi 24 novembre 2025, Eric Larchevêque, le fondateur de Ledger, a annoncé la création de The Bitcoin Society, une digital asset treasury (DAT) fondée autour du Bitcoin, née du rachat de la société Tayninh déjà cotée sur Euronext Paris.
Pour piloter la première DAT française, l’investisseur français s’est entouré de Tony Parke, l’ancien basketteur international reconverti en entrepreneur, et de l’investisseur crypto, Nathan Benchimol Pissarro. Les holdings des trois associés ont racheté 97,68% du capital de Tayninh, donnant à The Bitcoin Society son statut d’entreprise publique.
💡 Digital Asset Treasury (DAT ) : le principe de ces sociétés cotées en bourse qui fleurissent depuis quelques années consiste à accumuler une réserve de cryptomonnaies et permettre à un investisseur de s’exposer aux performances de l’actif en réserve via l’achat d’action. Autrement dit, les DAT permettent d’exposer son portefeuille aux performances du marché crypto sans avoir à détenir de cryptomonnaies. De quoi rassurer les profils souhaitant s’affranchir de la gestion d’un wallet crypto.
Une société en réseau et deux clubs
Mais The Bitcoin Society n’ambitionne pas seulement d’accroître continuellement sa réserve de bitcoin pour augmenter le bitcoin par action et créer de la valeur pour les actionnaires.
Dans un communiqué, l’entreprise assure vouloir concevoir “des instruments financiers” au service de l’économie. Sous la forme d’une société en réseau intitulé Network Society, l’entité entend donner accès gratuitement à des ressources d’éducation financière et agir sur les débats économiques et politiques.
TBSO prévoit également la création de deux clubs, accessibles via un abonnement annuel, pour accompagner investisseurs et entrepreneurs dans le développement de leur patrimoine.
Un projet qui divise
Un modèle hybride qui n’a pas convaincu son public pendant la keynote de présentation.
“J’ai bien conscience que c’est un projet complexe à expliquer, résolument ancré dans le temps long, et dont la portée et l’impact devra être mesuré et jugé par son exécution. Je savais que les réactions seraient polarisées”, a réagi Eric Larchevêque ce mardi sur LinkedIn.
La notion quelque peu abstraite de société en réseau a soulevé beaucoup d’interrogations parmi les détracteurs de TBSO. Une partie d’entre eux ne perçoit pas la valeur ajoutée du projet alors que les sociétés de gestion de trésorerie bitcoin existent déjà en nombre. D’autres déplorent le manque de clarté d’un modèle hybride. En quoi adosser le modèle à des clubs d’investisseurs et d’entrepreneurs peut-il sublimer les performances d’une société de trésorerie ? C’est la question à laquelle devront répondre les fondateurs de TBSO.
En attendant, Eric Larchevêque a salué l’engouement des 12 000 personnes déjà inscrites à Network Society. Reste donc à voir comment le trio d’associés saura mettre sa notoriété au service de l’écosystème crypto en faisant peser sa voix dans le débat économique et politique. Bitcoin a-t-il trouvé un lobby assez puissant pour se faire entendre dans l’hexagone ?



